Nos enfants sous microscope

Nos enfants sous microscope

TDA/H, hauts potentiels, multi-dys & Cie. Comment stopper l’épidémie de diagnostics ?

Sortie le mercredi 13 janvier 2021.

Avant, nos enfants étaient rêveurs, dans la lune, turbulents… Aujourd’hui, ils sont hyperactifs, dyspraxiques, dyscalculiques, dysorthographiques, quand ils n’ont pas un trouble du comportement ou un trouble psy plus grave. Qu’est-ce que cela dit de notre société ? Est-ce qu’apposer de tels diagnostics permet d’apaiser la tristesse, la colère, l’inquiétude, la culpabilité liées aux difficultés variées ? Pas sûr.

Deux cliniciens tirent le signal d’alarme et défendent une approche plus écologique : « Soignons les relations, pas les enfants ! » Ils nous expliquent comment, en tant que parents ou professionnels de l’enfance, nous pouvons changer de regard.

Grâce à des clés concrètes issues de leur pratique de la thérapie brève, ils nous proposent d’aider les enfants à trouver la meilleure façon de résoudre les problèmes qu’ils vont immanquablement rencontrer. En les accompagnant pour qu’ils puisent dans leurs propres ressources.

Alessandro Elia est psychologue, psychothérapeute et formateur. Il a fondé les centres Sésames en Suisse, qui proposent des consultations et des formations en thérapie brève systémique.

Emmanuelle Piquet est psychopraticienne et formatrice. Elle a créé les centres de consultation et de formation Chagrin Scolaire et est notamment l’auteur de Te laisse pas faire !, Mon ado, ma bataille et Comment ne pas être un prof idéal.

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8 thoughts on “Nos enfants sous microscope

  1. Bonjour,
    La dichotomie qui ressort du résumé de votre ouvrage me semble un piège. J approuve totalement le fait qu’il faille soigner les relations avec les enfants et les aider à trouver « les meilleures » pistes pour « résoudre », ou du moins faire face à leurs problèmes. Mais cela signifie-t’il pour autant qu’il faille discréditer les diagnostiques (et parler d épidémie) et remettre en cause leur utilité (par ex pour obtenir des compensations de désavantages (CDD)) ? En tant que systemiciens vous devriez être les premiers à saisir le piège dans lequel les familles sont enfermées, à savoir pas de CDD sans diagnostique ! J’espère toutefois trouver de la nuance dans vos pages, les affrontements entre partisans et détracteurs des diagnostics n’etant pas pour apaiser les systèmes et leur permettre de trouver un peu d équilibre et d harmonie.

    1. Bonjour,
      Merci tout d’abord pour votre commentaire franc et très pertinent. Nous parlons d' »épidémie », terme très délicat à utiliser surtout en ce moment, précisément parce que nous observons cette tendance de plus en plus forte à médicaliser les difficultés d’apprentissages, les émotions ou encore les difficultés relationnelles. Avec comme conséquence une utilisation parfois excessive de molécules chimiques sur des enfants très jeunes. Nous questionnons l’utilité du diagnostic, d’une part parce que nous en voyons concrètement souvent les effets délétères dans nos consultations, et d’autre part parce que de plus en plus de recherches et d’auteurs en pointent les risques. Nous ne faisons pas de dichotomie, mais nous cherchons à répondre à cette question : les diagnostics apaisent-ils à court, moyen et long terme les enfants, les parents et les professionnels de l’école. Enfin, il est clair que des enfants sont en souffrance et qu’ils ont besoin d’aide. Les diagnostics peuvent ouvrir à des mesures utiles. Pour autant qu’ils ne soient pas utilisés à tout va et que les enfants qui en ont vraiment besoin puissent en bénéficier. Au plaisir d’en rediscuter avec vous si vous lisez le livre ! Alessandro Elia

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